
Le phénomène de la consommation de drogues chez les jeunes au Mali prend une ampleur alarmante. Le Médecin-Colonel Ismaël Macalou, Secrétaire permanent de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue, tire la sonnette d’alarme. Invité sur le plateau de l’émission Info Brut, il a révélé que près de 70 % des jeunes maliens seraient concernés par l’usage de substances illicites, dont 25 % de jeunes filles. Une situation jugée critique pour l’avenir du pays. Trois types de drogues, peu de recours aux soins Le Colonel Macalou distingue trois catégories de drogues les plus consommées : les stimulants, les perturbateurs et les dépresseurs. Cependant, seulement 20 % des jeunes consommateurs cherchent une aide médicale, ce qui complique leur prise en charge et rend difficile le processus de guérison. L’officier a également rappelé les quatre niveaux d’usage de drogues établis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en insistant sur l’importance d’un traitement précoce. Selon lui, trois conditions sont essentielles pour une prise en charge réussie : la motivation du patient, son engagement total dans le processus de rétablissement, et un suivi thérapeutique rigoureux dans un cadre approprié. La prévention passe par la sensibilisation Face à cette crise, le Médecin-Colonel Macalou appelle à intensifier les campagnes de sensibilisation, estimant qu’elles sont l’un des leviers les plus efficaces pour lutter contre l’expansion du phénomène. Informer, éduquer et sensibiliser la jeunesse sur les dangers des drogues apparaît aujourd’hui comme une urgence nationale.

