
Dans un contexte de fortes tensions, l’administration de transition malienne a annoncé la réouverture du bureau de Barrick Mining à Bamako, désormais sous surveillance judiciaire. Cette décision fait suite à une ordonnance de justice prononcée après la fermeture des locaux en avril, en lien avec un litige fiscal majeur. Au cœur de ce bras de fer se trouve le nouveau code minier de 2023, qui vise à renforcer la souveraineté économique du Mali.
Le tribunal de commerce a ordonné la mise sous tutelle du complexe minier de Loulo-Gounkoto, marquant une escalade significative dans ce différend. Soumana Makadji a été désigné administrateur provisoire pour une période de six mois, conférant à l’État le droit de gérer la mine. Cette mesure est contestée, et Barrick a déjà exprimé son intention de faire appel.
La répartition des participations au sein de la société exploitant Loulo-Gounkoto constitue un point de discorde essentiel : le Mali ne détient actuellement que 20% des parts, le reste étant sous le contrôle de Barrick. Le gouvernement malien exige une part plus équitable, qu’il estime cruciale pour l’économie du pays.

