Sécurité nationale : Le Burkina Faso accuse l’ONG INSO d’espionnage et suspend ses activités

Le gouvernement du Burkina Faso a pris des mesures drastiques contre l’ONG internationale INSO (International NGO Safety Organisation), l’accusant d’espionnage au profit de puissances étrangères. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 7 octobre 2025, le Ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a affirmé que l’organisation utilisait ses activités humanitaires pour collecter illégalement des renseignements militaires sensibles.

Collecte de données sensibles et interpellations

L’enquête a mené à l’interpellation de huit employés de l’ONG, dont le Directeur pays, de nationalité française, Jean Christophe Emile PEGON, et plusieurs autres membres de nationalités diverses. Selon le Ministre, le Directeur aurait reconnu avoir ordonné à son personnel de centraliser et d’analyser des informations sur :

  • Le déploiement des moyens militaires pour les convois.
  • Les positions précises des unités de défense et de sécurité.
  • Les incidents et mouvements des groupes terroristes dans le pays.

Il a été révélé qu’INSO recrutait des nationaux, y compris d’anciens membres des forces de défense, pour cette collecte. M. Sana a également précisé que l’ONG aurait étendu son réseau de collecte de renseignements au Mali.

Suspension et activités clandestines

Face à ces accusations, le gouvernement a officiellement suspendu toutes les activités d’INSO par un arrêté daté du 31 juillet 2025. Le Ministre a cependant révélé que certains responsables de l’ONG auraient continué leurs opérations de manière clandestine après la décision de suspension.

M. Sana a conclu son allocution en lançant un appel pressant aux citoyens burkinabè, les encourageant à dénoncer tout comportement suspect afin de préserver la sécurité nationale.

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