
Un atelier rassemblant ministères, institutions et représentants de la société civile a validé le projet de rapport sur l’état de la gouvernance au Burkina Faso pour l’année 2024. Ce document, qui sera soumis au Premier ministre, met en lumière une avancée notable dans la reconquête du territoire, désormais estimée à 71%. Cette progression intervient alors que le pays continue de faire face à une insurrection jihadiste ayant causé des milliers de décès, des millions de déplacés et deux coups d’État en 2022.
La restauration du contrôle territorial est citée comme l’un des principaux succès de ce rapport sur la gouvernance. Après examen et validation par diverses parties prenantes, ce document servira de référence en matière de bonne gouvernance.
Selon le projet présenté, la proportion de territoires reconquis est passée de 69% en 2023 à 71% en 2024, marquant un progrès dans le rétablissement de l’autorité de l’État sur un territoire en proie, depuis 2015, à une insurrection jihadiste menée par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Cette amélioration sécuritaire s’accompagne d’autres avancées, notamment dans le secteur judiciaire. Le rayon moyen d’accès à la justice a légèrement diminué, passant de 62 à 60 kilomètres, grâce notamment à la réouverture des tribunaux des grandes instances de Bougandé et de Tougan.
Sur le plan économique, des progrès significatifs sont également signalés. Ahmed Zampaligre, chef du Département de la promotion et de la bonne gouvernance, a précisé que « le taux de croissance du PIB a fondamentalement évolué de 4 points de pourcentage. Aussi, au niveau de la mobilisation des ressources, nous sommes arrivés à 3 000 milliards en 2024 contre environ 2 000 et quelques milliards pour 2023 ».
Malgré ces réalisations, le rapport souligne que des défis importants subsistent dans tous les secteurs. Ces performances et ces points faibles ont été soumis à l’évaluation des participants de l’atelier, chargés d’analyser la pertinence des analyses et des recommandations formulées.
Emmanuel Sorgho, directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, a expliqué que l’atelier visait à « analyser le fond et la forme du document, apprécier la pertinence des analyses faites sous les différents domaines de gouvernance, apprécier la pertinence des recommandations formulées et enfin valider le projet de rapport ».
À travers cet exercice, le gouvernement entend consolider une gouvernance vertueuse, axée sur les résultats et ancrée dans des valeurs endogènes. L’atelier est perçu comme un acte de redevabilité et de transparence envers les citoyens.

