Crise socio-politique : La spéculation, « racine du mal » malien

L’article dénonce sans détour la tendance d’une frange de la population malienne à exploiter les crises pour s’enrichir, affirmant que le Malien devient « un loup pour le Malien » lors des pénuries ou des ruptures socio-politiques. Ce comportement, centré sur l’escroquerie, l’abus de confiance, la surenchère et la spéculation, serait un frein au développement et à la cohésion nationale.

Le carburant, révélateur de la cupidité

La récente rupture d’approvisionnement en essence à travers le pays est citée comme l’exemple parfait de ce comportement. Au lieu de la solidarité, l’événement a été perçu comme une « aubaine » par les spéculateurs :

  • Des individus ont pris d’assaut les stations-service avec des bidons et des fûts.
  • Ils ont ensuite improvisé des points de vente illicites en bord de rue.
  • L’essence, achetée à la pompe à 775 F CFA le litre, a été proposée à 1 000 F CFA, voire à des prix exorbitants pour de petites quantités (jusqu’à 3 000 F CFA pour une bouteille d’eau minérale).

Cette course effrénée au gain facile, selon l’auteur, est menée sans remords ni considération pour le pouvoir d’achat déjà précaire des concitoyens, ignorant toute morale religieuse qui condamne ces pratiques.

Un mal historique et structurel

L’auteur inscrit ce phénomène dans une longue histoire malienne, remontant aux ruptures politiques et aux périodes de tension économique :

  • 1968 : La junte militaire aurait profité de l’arrivée au pouvoir pour piller le Trésor public.
  • 1991 : La chute du Général Moussa Traoré aurait marqué l’installation d’une « escroquerie politique », où les nouveaux acteurs se sont rapidement enrichis en pillant les ressources publiques (permis miniers, actions dans les entreprises, propriétés foncières).
  • Ramadan : Les veilles de ce mois sacré sont traditionnellement propices à la rétention de produits de grande consommation par les commerçants, qui fixent ensuite leurs propres prix sans qu’il y ait nécessairement pénurie réelle.

L’article conclut que l’attitude de certains Maliens, qui placent le profit personnel au-dessus de la survie collective, est la véritable « racine du Mal » qui pèse sur l’existence du pays. L’heure est désormais au changement de mentalité et à la mobilisation pour « sauver le Mali ».

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