Désenclavement urbain : le calvaire des populations de Sikoro-Sourakabou et Banconi-Farada

En plein cœur de la commune 1 du district de Bamako, les habitants des quartiers de Sikoro-Sourakabou et Banconi-Farada vivent un calvaire au quotidien. Une route pourtant essentielle, qui relie la route Sikoroni-Hippodrome à celle de Dialakorodji, est dans un état de délabrement avancé. Cette voie, densément peuplée et au trafic intense, est devenue un symbole de l’oubli du développement urbain.

Un tronçon impraticable au quotidien

La route est un véritable parcours du combattant, jonchée de crevasses, de fragments rocheux et de trous béants où stagnent les eaux usées. En saison pluvieuse, elle devient presque impraticable, rendant le trajet vers le travail ou l’école extrêmement difficile pour les usagers, principalement des motocyclistes.

Hamaye Dagamaïssa, un étudiant du quartier, témoigne de cette difficulté : « Emprunter cette route pour aller à l’école est un vrai cauchemar à cause des innombrables trous qui jalonnent le parcours. En saison des pluies, on est littéralement embourbé. »

Un appel pressant aux autorités

Face à cette situation qui dure depuis des décennies, l’Association citoyenne pour le développement de Sikoro-Sourakabougou (ACDSS) a lancé un appel aux autorités. Son secrétaire administratif, Ismaël Koné, déplore l’inaction des pouvoirs publics et demande à ce qu’une délégation du ministère des Transports et des Infrastructures, dirigée par la ministre Dembélé Madina Sissoko, vienne constater de visu le niveau de dégradation de la route.

Les habitants implorent désormais le gouvernement et en premier lieu le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour que cette voie profite des « actions salvatrices » et soit réhabilitée.

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