
Le gouvernement nigérien a récemment adopté un décret historique visant à réguler les frais de scolarité dans les établissements privés. Cette décision répond à la flambée anarchique des prix et vise à soulager les parents, garantissant un accès équitable à l’éducation.
Des disparités criantes au Mali
De l’autre côté de la frontière, la situation est plus préoccupante. Les frais de scolarité dans l’enseignement privé au Mali oscillent entre 60 000 et 300 000 francs CFA pour un même niveau. Cette disparité creuse les inégalités sociales, reléguant les familles modestes à des options limitées, parfois de moindre qualité.
Un tabou politique difficile à briser
L’idée d’une régulation au Mali soulève un débat épineux, car de nombreuses figures influentes possèdent des établissements privés, créant un conflit d’intérêts. Pourtant, laisser la situation perdurer reviendrait à accepter une éducation à deux vitesses. L’exemple nigérien démontre qu’un État peut s’attaquer à des pratiques inéquitables et réaffirmer le rôle de l’éducation comme un pilier de la justice sociale.

