
Dans une initiative audacieuse, le gouvernement de transition malien a autorisé la vente exceptionnelle d’une tonne d’or pur, évaluée à plus de 107 millions de dollars. Cette mesure stratégique vise à relancer les activités du complexe minier de Loulo-Gounkoto, un pilier de l’économie nationale, actuellement sous administration judiciaire.
Grâce à cette transaction, il sera possible de couvrir les salaires en attente, de régler les dettes dues aux fournisseurs locaux et de redémarrer la production aurifère, source vitale des recettes publiques.
Cette décision s’inscrit parfaitement dans la vision de l’Alliance des États du Sahel (AES) : une maîtrise complète des ressources naturelles au service d’un développement autonome. Pour les autorités maliennes, il s’agit d’un acte de responsabilité majeur, marquant une rupture progressive avec les dépendances économiques externes.
Cette opération intervient alors que Bamako est en contentieux avec le géant minier Barrick Gold, qui conteste la saisie des stocks d’or destinés à cette vente. Cependant, pour le Mali, cette ressource, extraite de son sol, appartient à son peuple et sa gestion ne peut être soumise à des intérêts étrangers.
Cette démarche renforce la position du Mali au sein de l’AES, illustrant une volonté partagée par le Burkina Faso et le Niger de reconquérir leur pleine souveraineté sur leurs richesses minières.
Face aux pressions internationales, Bamako trace une nouvelle voie : celle d’une économie ancrée dans ses réalités, orientée vers les besoins internes et la stimulation de l’investissement productif local.

