Mali : Plus de 8 millions F CFA d’irrégularités à la Cité des enfants

Le Bureau du Vérificateur général (BVG) a mis en lumière de graves irrégularités financières et administratives au sein de la Cité des enfants (CDE), totalisant plus de 8 millions de F CFA. Cette vérification couvrait la gestion de la CDE pour les exercices 2022, 2023, 2024 et janvier 2025, dans le but d’assurer la régularité des opérations et la conformité des actes de ses organes.

Irrégularités administratives constatées

La mission du BVG a révélé plusieurs manquements administratifs :

  • Non-renouvellement de mandats : Le ministère de tutelle n’a pas initié le renouvellement des mandats des membres du conseil d’administration ni du comité culturel et pédagogique de la CDE.
  • Absence de barème de prix : Le conseil d’administration n’a pas fixé les prix applicables aux équipements marchands de la Cité.
  • Non-respect des principes de gestion : La CDE ne respecte pas la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable, ne tient pas une comptabilité-matières régulière, a ouvert un compte bancaire sans autorisation ministérielle et ne certifie pas ses comptes de gestion.

Recommandations du BVG : Le vérificateur général a enjoint au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de procéder aux renouvellements des mandats. Il a également demandé au conseil d’administration de fixer le barème des prix et à la directrice générale de la CDE de se conformer aux principes de bonne gestion (séparation des fonctions, autorisation pour les comptes bancaires, tenue régulière des documents comptables, certification des comptes).

Irrégularités financières détectées

La vérification a mis en évidence des irrégularités financières d’un montant total de 8 022 278 F CFA, réparties comme suit :

  • 7 902 728 F CFA liés au non-paiement des droits de patente sur des marchés publics.
  • 119 550 F CFA pour de faux enregistrements de marchés publics.

Ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales et budgétaires, ont été dénoncés au procureur de la République chargé du Pôle national économique et financier, et transmis à la Cour suprême (Section des comptes) ainsi qu’à la Direction générale des impôts.

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