
Le Premier Ministre du Mali et Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a prononcé un discours retentissant devant la 80e Assemblée générale des Nations Unies, le 26 septembre 2025. Représentant la Confédération des États du Sahel (AES), son intervention a été un vibrant appel à la souveraineté et à une refonte du système international.
Rupture avec la justice internationale
Marquant un changement de cap majeur en diplomatie, le Général Maïga a annoncé le retrait collectif de l’AES du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI). Cette décision concrétise la volonté des pays membres de renforcer leur souveraineté judiciaire face à des institutions internationales qu’ils estiment partiales.
Accusations d’ingérence et de soutien au terrorisme
Le Premier Ministre a réaffirmé la détermination de l’AES à combattre le terrorisme en améliorant la coopération entre leurs forces armées. Cependant, il est allé plus loin en accusant ouvertement des pays étrangers de soutenir secrètement les groupes armés qui menacent la région.
Il a notamment critiqué le soutien international au terrorisme et a souligné des liens possibles entre la situation en Ukraine et le terrorisme au Sahel, demandant aux nations occidentales de stopper l’approvisionnement d’armes qui, selon lui, pourraient renforcer ces menaces.
Appel à la refonte de l’ONU
Le discours a souligné la volonté de l’AES de devenir une force importante dans la région, rejetant toute intervention extérieure dans les affaires internes des pays membres.
Le Premier Ministre Maïga a achevé son intervention en plaidant pour une transformation urgente de l’Organisation des Nations Unies afin de la rendre plus représentative et efficace. Il a réaffirmé l’engagement de la Confédération AES à se battre pour ses droits et sa sécurité, tout en sollicitant un soutien international respectueux et sans intentions cachées.

