
Alors que le Mali ne figurait pas parmi les pays africains récemment frappés par des interdictions d’entrée sur le territoire américain, une nouvelle directive de l’ambassade des États-Unis à Bamako vient considérablement restreindre les conditions d’accès aux visas pour les ressortissants maliens. Des exigences plus strictes pour les visas non immigrants Dans un communiqué rendu public le 22 juin 2025, l’ambassade des États-Unis au Mali a annoncé que la communication des paramètres de confidentialité des réseaux sociaux est désormais obligatoire pour toute demande de visa non immigrant, en particulier les visas F (études), M (formation professionnelle) et J (échanges culturels ou éducatifs). Selon la représentation diplomatique américaine, cette nouvelle exigence vise à renforcer les vérifications d’identité et l’évaluation de l’admissibilité des candidats à l’entrée sur le territoire américain. Une mesure qui pourrait, selon plusieurs observateurs, freiner davantage l’accès des Maliens aux États-Unis, notamment les étudiants et professionnels. Un contexte international de durcissement migratoire Cette décision intervient quelques semaines après la publication d’un décret du président américain Donald Trump, en date du 4 juin 2025, instaurant des restrictions sévères d’entrée pour les ressortissants de 19 pays, dont 12 sont totalement interdits d’entrée. Parmi ces derniers, 7 sont africains : la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan, le Tchad et le Congo-Brazzaville. Le Mali, bien qu’épargné par ces sanctions directes, se retrouve désormais indirectement impacté par un resserrement des conditions d’obtention de visa. Une procédure déjà complexe, désormais alourdie Jusqu’ici, la demande de visa américain nécessitait déjà une démarche rigoureuse : détermination du type de visa, remplissage du formulaire DS-160, paiement des frais, prise de rendez-vous à l’ambassade et présentation de nombreux documents justificatifs. Avec cette nouvelle mesure, les demandeurs doivent désormais fournir des informations sensibles liées à leur activité sur les réseaux sociaux, rendant le processus encore plus complexe. Une décision critiquée par de nombreux Maliens Alors que plusieurs jeunes maliens espéraient encore pouvoir réaliser des projets académiques ou professionnels aux États-Unis, cette directive suscite incompréhension et frustration. Pour beaucoup, il s’agit d’un durcissement déguisé, limitant davantage les opportunités de mobilité internationale pour les citoyens maliens.

